Destinée...
Qui pourrait insolemment te regarder dans les yeux pour te dire que tu es passée à côté de ta vie, que tu l'as manquée, sauvant à peine quelques instants de répit et des souvenirs marquants par leur humilité l'empreinte de ton désastre ?
Qui, sans ayant expérimenté la souffrance, étudiée de l'intérieur jusqu'à s'en détacher pour mieux la comprendre, oserait clamer que tu as fui lâchement devant l'adversité ou que tu t'es prosternée à ses pieds, soumise à l'échec ?
Au fond de ton esprit, tu engendres un univers, tu nourris ton idéal, en toi éclos ton essence, la saine providence qui pourra tout changer ; ouvre les yeux à ta réalité, tu peux tout imaginer, contourne les barrières de ce que tu connais, et lorsque tu te rappelleras ce chemin qui s'est soudain ouvert sous tes pieds, tu iras sereine vers la sortie du labyrinthe...