Ex aequo
Pourquoi ne pas tout avouer ?
Il ne faut pas m'en vouloir, j'ai aussi le droit de jouer ; j'éprouve également des sentiments, je suis troublé et sous pression. D'ailleurs, tu ne pourrais pas me supporter : mon exigeance a ses raisons, tout comme la tienne, et la souffrance endurée toutes ces années, pour comprendre ce que je sais, ne t'a pas encore touchée, tu es de l'autre côté du fossé...
J'aime ta liberté, j'aime ces hautes murailles sensées te protéger et à l'intérieur desquelles tu oublies la triste réalité, j'aime ce coeur chaud et brûlant comme un foyer tenant lieu de soleil, cet esprit ouvert au mystère, enfermé dans un cocon de tranquillité, réservé à un idéal que tu gardes à l'écart de blessantes vérités.
Je sais ce que je suis. Tu auras besoin de patience et de courage, remets de l'ordre dans ta mémoire...