Lune de nacre...

Publié le par Glen S. DEVI

lune26.jpg

 

       Solitaire, ermite, sélénite sur la Terre, je marche seul en plein désert et je cherche l'âme qui m'habite. Si je devais aimer une femme, et comme j'aimerais qu'elle soit cette âme, alors je voudrais qu'elle s'enflamme comme il me plaît de voir la vie.
          Belle, mais pas facile, qu'elle me donne l'envie, le rêve d'un paradis, le temps éphémère d'une idylle, que même la mort semble éternelle,  et nous serons deux ailes d'un même corps uni, uniques sur une île dont nous aurons fait notre nid.
          Me séduire ? Sans problème, je pars dans un regard, je tombe sans égards dans l'abus de "je t'aime", quelque soit le hasard ; je donne tout mon coeur, tout mon être, toute ma passion, et j'en perds la raison. Seulement une erreur, là où l'instinct de confiance parfois peut faire offense à l'illusion, car lorsque le doute n'est pas permis, toute certitude est abolie.
          Vraiment belle, comme la vie, et justement comme la vie, elle ne pourra être facile, parce que j'en exigerai d'elle autant que j'en exige de moi. et parce que ma demoiselle, corps et âme, m'appartiendra, ainsi que moi à elle. Construire l'amour, nous deux, dans les lueurs de nos yeux, comme autant d'étincelles de feu dans nos prunelles, jour après jour, pour le meilleur et pour le pire. Mais on ne bâtit pas un empire de seuls ardents désirs.
          Sélénite, ermite au coeur voyageur, solitaire dans l'humanitaire, je vis dans l'angoisse et la peur... Je crains de m'oublier dans l'infinie sérénité d'avoir le pouvoir de tant aimer. Quelle sublime abnégation peut bien révéler la passion en l'absence de soi, lorsque les deux moitiés de nous à l'une à l'autre se dévouent pour finalement disparaitre ? En quel néant la beauté serait seule foi ? C'est d'une absurde évidence...
          Sans amour, on ne saurait naître, la vie prend tout son sens. Elle, en l'absence, c'est ma souffrance. Mais je refuse de m'y soumettre,  j'ai bien choisi d'en jouir. Chaque jour de ma courte existence est mon seul bien, chaque instant, chaque souvenir pour unique avenir, une multitudes d'infimes chances qui illuminent mon destin.
          Sans amour, je ne saurais n'être qu'un moins-que-rien. La vie est l'unique liberté, mon instinct me dit de l'aimer, c'est la voix de mon âme, la voie que je veux suivre, le nirvana que je veux vivre.
         Je marche seul en plein désert, parmi des milliards de solitaires, à quelques rayons de lumière de la douleur qui déchire mon coeur. Le jour où j'aimerai une femme, si aimer est l'essence de mon âme, seule son exception saurait me conquérir, une autre façon de ne jamais mourir, la source de l'envie, un prolongement de la vie...
         

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article