Science-fiction
Il viendra, le jugement dernier, et la toute-puissante colère du créateur s'abattra sur les pauvres brebis dépravées qui auront brouté toute la prairie. Dit comme ça, c'est pas rassurant...
J'ai remarqué un vent de panique sur la planète, qui souffle et tournoie toujours plus fort depuis une dizaine d'années. En réalité, le malheur ne date pas d'hier, l'errance est mondiale, la souffrance internationale, la bêtise est humaine... Quels ancêtres avons-nous eus, quel enseignement avons-nous hérité pour ne devenir, à ce stade de notre évolution, que plusieurs milliards d'individus qui commettent encore les pires crimes et demeurent si sauvages ? Qu'ont-ils appris de l'existence pour que la plupart d'entre nous se comporte encore comme des imbéciles, pour que notre propre nature humaine ait gardé cette violence en elle ?
Rêvons un peu. Le fait mis à part que notre destinée commune puisse s'achever dans un immense chaos climatique, une épidémie finale, une invasion de petits monstres verts (gardons au moins un oeil ouvert), nous pourrions bien courir à notre perte par un malencontreux suicide collectif. Oui, dit comme ça, ce n'est pas rassurant non plus ; mais il faut reconnaître qu'à partir du moment où l'on laisse la peur s'installer, on constate une espérance croissante en une autre réalité. Pourquoi ? Parce que le doute permet la réflexion, et la réflexion est un exercice de patience qui mène à la confiance.
Hélas, le doute persiste, il se cramponne, il s'insinue et consume nos pensées ; pourquoi l'humanité ne croit-elle pas en elle ? Comment cette entité, merveille née du néant dans le ventre du plus beau joyau de l'univers, peut-elle ne pas comprendre sa chance ? Depuis tout ce temps...
Bien sûr, l'instinct nous commande ; voilà bien un pâle secret à dévoiler lorsque nous survolons de trop haut la vérité. Allons, gardons espoir, un jour nous serons tous en paix, puissions-nous encore procéder avant que le sol ne se mette à trembler.
Bref, soyons sages.