Animus
Au seuil de mon royaume, impénétrable fief
Des douloureux désirs qui affament mon coeur,
Je me voue, immobile, empoignant un bonheur
Transi d'amour infâme, à taire mes griefs.
Pardon pour cette mort qui met terme au chemin,
Vient le temps des remords, des vraies peines de l'âge,
La résilience impose les sueurs du courage,
Le siège d'aujourd'hui pour d'autres lendemains.
Pas un soupir, enfin, qui trahisse ma haine,
Pas une larme lâche qui coule de mes veines,
La peur est mon amie à présent dès le soir.
La nuit peut scintiller en toute liberté,
Menacer de ses ombres mon éternité,
Je sommeille serein, rêvant de la victoire.
Glen S. Devi